Petites histoires
L’histoire du papillon
Un jour apparut un petit trou dans un cocon ; un homme qui passait à tout hasard s’arrêta de longues heures à observer le papillon qui s’efforçait de sortir par ce petit trou. Après un long moment, c’était comme si le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit. On dirait qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait, et qu’il ne pouvait plus rien faire d’autre.
Alors l’homme pour l’aider, prit un canif et ouvrit le cocon. Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdi ; ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine.

L’homme continua à observer, pensant que d’un moment à l’autre les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter son corps pour qu’il prenne son envol. Il n’en fut rien ! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.
Ce que l’homme, avec son geste de gentillesse et son intention d’aider, ne comprenait pas, c’est que le passage du trou étroit du cocon était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre à ses ailes le liquide de son corps, de manière à pouvoir voler. C’était le moule à travers lequel la vie le faisait passer pour grandir et se développer.
Parfois l’effort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie. Si l’on nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d’obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler. J’ai demandé la force... et la vie m’a donné des difficultés pour me rendre fort. J’ai demandé la sagesse... et la vie m’a donné des problèmes à résoudre. J’ai demandé la prospérité... et la vie m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler. J’ai demandé de pouvoir voler… et la vie m’a donné des obstacles à surmonter. J’ai demandé l’amour... et la vie m’a donné des gens à aider dans leurs problèmes. J’ai demandé des faveurs... et la vie m’a donné des potentialités. Je n’ai rien reçu de ce que j’avais demandé… mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin !
Vis la vie sans peur, dans la conscience que tout est parfait, affronte tous les obstacles et démontre que tu peux les surmonter (auteur inconnu)
L’histoire du viel Homme
Il était une fois, à l’entrée d’une ville, un vieil homme assis à l’ombre d’un arbre. Sa posture tranquille et son regard sage semblaient inviter les passants à s’arrêter pour échanger quelques mots. Ce jour-là, un étranger s’approcha de lui, visiblement fatigué par un long voyage.
« Bonjour, vieil homme, dit-il. Je ne suis jamais venu dans cette cité. Peux-tu me dire comment sont les gens qui y vivent ? »
Le vieillard, esquissant un léger sourire, répondit par une question :
« Dis-moi, mon ami, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »
L’étranger fronça les sourcils et répondit avec amertume :
« Ils étaient égoïstes et méchants. C’est pour cela que je suis parti. »
Le vieil homme hocha doucement la tête et déclara :
« Tu trouveras les mêmes ici. »

L’étranger, déçu par cette réponse, reprit sa route sans un mot. Un peu plus tard, un autre voyageur arriva près du vieillard. Son visage rayonnait de curiosité et de bienveillance. Il salua le vieil homme et lui posa la même question :
« Bonjour, sage homme. Je viens d’arriver dans cette ville. Pourrais-tu me dire comment sont ses habitants ? »
Le vieillard répondit à nouveau par une question :
« Mon ami, dis-moi comment étaient les gens dans la cité d’où tu viens ? »
Le voyageur sourit en se remémorant son passé :
« Ils étaient bons et accueillants. J’y avais de nombreux amis et j’ai eu beaucoup de peine à les quitter. »
Le vieillard hocha la tête avec le même sourire paisible et répondit :
« Tu trouveras les mêmes ici. »
Non loin de là, un marchand qui faisait boire ses chameaux avait entendu les deux conversations. Intrigué et quelque peu contrarié, il s’approcha du vieil homme et lui demanda sur un ton de reproche :
« Vieillard, comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question ? »
Le sage leva les yeux vers le marchand et répondit calmement :
« Mon ami, chacun porte son univers dans son cœur. Ce n’est pas la ville qui change, mais le regard que l’on porte sur elle. »
Ainsi, le vieil homme enseignait que notre perception du monde reflète ce que nous portons en nous-mêmes.